Cultiver sa nature et se faire plaisir...
Attirez les amis du jardin !

Apprenez à les reconnaitre :

- La syrphe : petite mouche de 7 à 15 mm, elle ressemble à une petite guêpe ou abeille avec seulement 2 ailes, elle est inoffensive. L’adulte butine le nectar, fait du sur place au-dessus des fleurs avant de se poser. Les larves (asticots) mangent une quantité importante de pucerons en 10 jours pendant sa croissance.
- Les coccinelles européennes mesurent environ 5 mm, leur tête est noire ou bicolore et leur corps est rouge avec deux points noirs ou noir avec quatre points rouges. Leurs larves sont brunes tachetées de noir, de forme allongée. On trouve aussi la coccinelle rouge à sept points noirs, qui est surnommée «  la bête à Bon Dieu » Les larves de la coccinelle dévorent un grand nombre de pucerons et cochenilles.
- La chrysope, est appelée, la demoiselle aux yeux d’or, le lion des pucerons…; petit insecte aux longues antennes mobiles qui mesure 10 à 15 mm, ses ailes dépassent largement l’abdomen elles sont longues délicates, translucides et parcourues de nervures visibles.
Une seule larve de chrysope dévore environ 500 pucerons pendant son cycle de développement. Elle s’attaque aussi aux chenilles, aux acariens, aux œufs de papillons et d’aleurodes (mouche blanche). Devenue adulte la chrysope se régale du nectar de fleurs et assure leur pollinisation.
- La punaise prédatrice, (macrolophus caliginosus, mesure environ 3 mm, son corps est de forme allongé, vert clair, ses yeux sont rouges, elle a de longues pattes et antennes. Une fois installée dans le jardin la punaise est très friande des œufs et larves de l’aleurode (mouche blanche)
- Le carabe adulte mesure entre 8 et 50 mm, sa carapace à reflets souvent sombres métallisés (vert, bronze, violet ou bleu) avec des sillons sur les élytres La tête est plus étroite que le thorax  Comme tous les coléoptères, il a deux paires d’ailes : la première, appelée élytres, est transformée en carapace allongée, tandis que la deuxième est atrophiée, il ne peut donc pas voler.
La guêpe solitaire prédatrice, (ordre des Hyménoptères) se reproduit dans les tiges du sureau, un petit fagot suspendu dans un buisson lui offre un gîte de choix contrairement aux guêpes sociales, elle est totalement inoffensive.

Introduction d’auxiliaires que l’on se procure en jardinerie

L’idéal est de parvenir à créer dans son jardin un environnement où ces équilibres se mettent en place naturellement. Cependant, dans certaines circonstances, balcons, terrasses, serres, ou lorsque l’on se trouve dans des zones ou les auxiliaires ont pratiquement disparu, il peut être judicieux d’introduire des auxiliaires que l’on se procurera dans le commerce.
Cette technique est très largement utilisée par les professionnels, mais elle doit respecter quelques règles fondamentales pour obtenir un résultat satisfaisant : chaque auxiliaire ayant souvent une cible bien spécifique, il faut parfaitement identifier le ravageur.
Ensuite, il faut déterminer à partir de quel seuil de nuisance on va introduire l’auxiliaire : trop tôt il n’aura pas de quoi se nourrir suffisamment (quand l’auxiliaire est un prédateur) ou il ne pourra se reproduire (quand il est un parasite).
Bien évidemment toute utilisation de produit de traitement phytosanitaire (naturel ou de synthèse) qui pourrait nuire à l’auxiliaire est totalement proscrite. Une très bonne surveillance est indispensable pour éventuellement renouveler les lâchers.

Les insectifuges BIO 

Quand les auxiliaires du jardin ne suffisent plus à préserver les récoltes, il est nécessaire de créer des insectifuges par la macération (purin) de feuilles de noyer, de consoude ou de rhubarbe. Vous pouvez les préparer si vous avez le temps, sinon, vous trouverez dans nos jardineries des produits naturels ciblés, efficaces, préventifs et curatifs, que vous pourrez utiliser immédiatement dans votre jardin. Demandez conseil à nos vendeurs experts « soin du jardin ». 
* insectifuges, se dit d’un produit qui éloigne les insectes ravageurs